D’un point de vue du développement embryonnaire, les ovaires et les testicules proviennent du même tissu.
Les testicules produisent des spermatozoïdes et de la testostérone. Les ovaires produisent des ovules et des œstrogènes/progestérone. Donc oui, biologiquement, ce sont en quelque sorte « la même pièce, juste à un endroit différent ».
On pourrait dire que les ovaires sont comme les testicules, mais « plus en sécurité » à l’intérieur du corps.
La douleur peut être tout aussi réelle et violente, seule différence : les ovaires sont plus protégés.
Dis-moi honnêtement : maintenant que tu le vois comme ça, peux-tu commencer à comprendre la douleur d’une pénétration faite avec force chez une femme, en te mettant à sa place si l’on te donne un coup violent dans les testicules ?
Nous sommes pareils, mais avec des anatomies différentes.
Pendant bien trop longtemps, on a confondu l’intensité avec la violence. On a normalisé une manière de « faire l’amour » qui, en réalité, a très peu d’amour et beaucoup d’égo, de copie et de spectacle.
Les hommes ont appris — par le porno, par d’autres hommes ou par peur de ne pas paraître assez virils — que le désir se démontre en dominant, en poussant, en s’imposant.
Et nous, pendant ce temps, on a appris à endurer. À faire semblant d’aimer ça. À se déconnecter de notre corps pour ne pas ressentir la douleur ni le vide. Mais non, ce n’est pas du plaisir. C’est une forme de colonisation du corps féminin, emballée dans le mot « sexe ».
Le corps féminin n’est pas fait pour encaisser des coups, il est fait pour sentir. Et quand la force remplace la connexion, le plaisir disparaît.
Beaucoup d’hommes ne supportent même pas une petite douleur sur leur corps, mais s’attendent à ce qu’une femme encaisse des pénétrations violentes, froides, sans rythme ni écoute. Ce n’est pas du plaisir partagé, c’est une imposition apprise.
Et le pire : c’est tellement normalisé que beaucoup de femmes pensent que c’est ce qu’elles doivent accepter pour ne pas perdre l’autre, ou pour ne pas paraître « ennuyeuses ».
Le porno n’enseigne pas l’érotisme, il enseigne la performance. Il a fait du corps féminin un terrain d’essai et du corps masculin un acteur qui mesure son pouvoir à l’aune de la force, et non de la sensibilité.
Mais le vrai plaisir ne se démontre pas, il se partage. Il ne réside pas dans la puissance du coup, mais dans la présence, l’écoute, la connexion réelle. Et ça — même si ça paraît moins spectaculaire — c’est ce qui laisse vraiment une trace.
Il ne s’agit pas de blâmer, mais de rééduquer la sexualité. D’enseigner que la tendresse et la lenteur ne sont pas des faiblesses, mais le vrai plaisir.
Le sexe n’a pas à faire mal. Ce n’est pas une guerre. On n’a pas à endurer. Et celui qui a besoin de faire mal pour s’exciter, ne cherche pas le plaisir : il cherche le pouvoir.
💫 Mon Message
J’ai été témoin, et actrice, de cette confusion collective. C’est pour ça qu’aujourd’hui je le dis clairement : « Je ne veux pas endurer, je veux jouir. »
C’est ça, le véritable éveil sexuel. Quand on arrête de jouer le rôle qu’on attend de nous et qu’on commence à ressentir ce qu’on veut vraiment.
Le plus triste, c’est que beaucoup de clients pensent que je suis « molle » et que je ne supporte pas le sexe « hard ». Mais ce qu’ils ignorent, c’est qu’ils ne connaissent pas le plaisir féminin.
Ah ! Et beaucoup de femmes ne connaissent pas leur plaisir, comme ça a été mon cas pendant des années.
Et autre chose, on n’est pas tous pareils — tout comme on n’aime pas tous la même bouffe. Tu dois découvrir ce qu’elle aime pour l’emmener dans un restaurant où tu sais qu’elle va adorer les plats. Si tu l’emmènes n’importe où sans demander, ton beau geste pourrait juste se transformer en…
…un désastre culinaire qui gâche toute la soirée.” …une obligation gênante où elle doit faire semblant d’apprécier.” …une preuve de ton manque d’attention pour ce qui compte vraiment pour elle.” …une occasion manquée de créer un souvenir parfait.” …un signal que tu te soucies plus du geste que de la personne.”
Cristina Blas, Sex Coach spécialisée en sexualité positive



